PSYCHOGENEALOGIE. J’aime à définir la psycho généalogie comme un
outil de développement personnel qui m’a permis de vérifier et de
prendre en compte la dimension transgénérationnelle à l’oeuvre dans ma
vie.
C’est tardivement que j’ai décidé de faire une démarche de réconciliation avec mes racines. Ce
travail je l’ai fait grâce aux ateliers de formation en
psychogénéalogie animés par Carole Labédan, je les ai suivi pendant 5
ans de 1999 à 2004, il m’a fallu tout ce temps là pour me pacifier
intérieurement et accepter de reconnaître en moi la mémoire vivante de
mes ascendants !
Poser mon arbre familial pour la 1ère fois en
1999, m’a permis de comprendre que les liens de sang ne sont pas les
seuls à être importants. Les parents, grands parents, leurs conjoints
avec leurs ascendants, les différentes fratries, les parrains et les
marraines, les amis très chers, toutes ces « pièces rapportées » sont à
part entière des personnes énergétiquement et émotionnellement
influentes dans notre histoire. La psychogénéalogie implique en
effet la reconnaissance d’une dimension énergétique et émotionnelle on
y parle de fantôme (énergie Yin) et de vampire (énergie yang).
Je suis passionnée par tout ce que dégage la « trame » dés qu’elle est montée. Le fonctionnement subtil et silencieux de l’inconscient collectif familial influence notre vie quotidienne.
La prise de contact avec les ascendants, provoque dans la vie quotidienne des effets tangibles, les remous émotionnels y sont concrets, les synchronicités ouvrent des pistes…. c’est une évidence qui s’est confirmée au fil du temps. Tout devient signifiant, les moments de
joies et les temps de souffrances, les métiers, les noms, les prénoms,
les dates : de conception, de naissance, de mariage, de décès ; les
fausses couches, les I.V.G, les schémas répétitifs, tous ces éléments
sont de précieux indicateurs des liens et des résonances entre le passé
et notre vie présente. Ces énergies là sont actives en nous, ces
mémoires là nous les portons dans nos cellules !
Le travail de
décodage des messages du passé en tant que phares éclairant le présent
continue à me fasciner, il me permet aussi de poursuivre l’avancée dans
mon propre parcours de vie. J’ai apprécié le regard scrutateur, la
pensée profonde et finement exprimée de Carole Labédan qui aime «
laisser le temps au temps » pour que s’élabore en chacun le travail
intérieur.
J’ai aimé, quelques années plus tard, la démarche
pragmatique, le rythme rapide et le regard aigu que le Dr Salomon
Sellam a porté sur la psycho généalogie, son travail sur les axes
mensuels transgénérationnels, la comparaison des dates permettent des
décodages rapides et stupéfiants de clarté. « Le syndrome du gisant » et « Le sens caché des désordres amoureux » sont devenus mes livres de chevet ! Ma pratique de la psycho généalogie est très influencée par le travail du Dr Sellam. Les
familles créent des souffrances par les secrets, les préférences, les
abandons, les injustices, les violences, l’inceste, les deuils non
faits mais elles ne sont pas les seules à répandre de la toxicité dans
nos vies. Les sociétés quelques soient leurs tendances et leurs
histoires génèrent toutes des souffrances : esclavage, colonialisme,
harcèlement, fonctionnement des entreprises guidées par le seul profit
et sans aucune reconnaissance pour ceux et celles qui la font vivre
(licenciements alors que l’entreprise fait des bénéfices souvent
considérables). Les « fantômes » et les « vampires » naissent des frustrations crées par les inégalités sociales, économiques et politiques.
La
bonne nouvelle, lorsque la seule prise de conscience ne permet pas de
transformer profondément ces énergies captives auxquelles nous prêtons
notre corps et notre esprit, c’est qu’il existe de nombreux outils
pour libérer, nettoyer bref transformer cette souffrance du passé.
Chacun
d’entre nous est issu d’une trame dont les fils portent l’empreinte
d’une réalité géographique, de moments d’une histoire collective,
sociale, culturelle, économique, politique, tous s’entrecroisent et
rencontrent des histoires particulières. Transformer son
ancestralité revient à clarifier son inconscient.
Voir clair en soi
même à tous les niveaux permet de vivre le moment présent sans être
encombré par des peurs, des croyances, qui ne nous appartiennent pas.
La clarté se fait au niveau du coeur, là où se rassemblent les énergies. Pour que la fluidité s’installe il faut toujours un centre coordinateur. Pour rétablir l’harmonie en nous et
autour de nous, il y a une « condition nécessaire et indispensable » :
reconnaître et accepter en nous cet état confusionnel et l’accompagner
car c’est bien cette confusion qu’il nous faut transformer.
Prendre
contact avec nos racines, nous mettre en relation avec nos ancêtres
c’est aussi accepter d’être momentanément déstabilisé mais il existe des
techniques de libération émotionnelle qui nous permettent de ne pas
macérer inutilement dans le passé.
Toute thérapie
transgénérationnelle devrait être accompagnée d’un travail sur le corps
corps car ce dernier est un lieu où se vivent nos difficultés mais
il est aussi un croisement entre le visible et l’invisible, le matériel
et le spirituel.
Mon époux Mark introduit souvent l’accu-pression et /ou la réflexologie plantaire et les vibrations des tambours pour accompagner, au niveau
corporel, la démarche de transformation personnelle. Par expérience les tambours aident également à ce niveau pour faire circuler les
énergies ancestrales stagnantes après un travail sur la trame.
Si vous sentez en vous le désir de plonger dans la richesse de vos mémoires ancestrales pour y introduire une énergie de guérison à plusieurs niveaux (passé, présent, futur) vous pouvez remplir le formulaire ci-dessous nous vous contacterons. Un entretien préliminaire définira vos critères avant d’entreprendre cette aventure extraordinaire. Notre expérience nous permet de constater que le miracle de « guérison instantanée » ou plutôt de « transmutation spontanée » est un phénomène exceptionnel! Normalement ce travail nécessite du temps et de la persistance mais que de bénéfices en perspective !!!!
Les
précurseurs : Freud , soucieux de ne pas choisir au hasard ou
conformément à la mode du jour le prénom de ses enfants. tenait à ce
que ce « choix fut déterminé par le souvenir des personnes chères.
Leurs noms font de ces enfants des revenants » écrivait il. Dans «
Totems et Tabous, il écrit : « nous postulons l’existence d’une âme
collective....un sentiment se transmettrait de génération en génération
se rattachant à une faute dont les hommes n’ont plus conscience et le
moindre souvenir ».
JUNG ira plus loin en mettant en lumière les synchronies et «l’Inconscient Collectif ».
Autour
de 1960 Moreno pose le postulat du CO-CONSCIENT et du CO-INCONSCIENT
familial et groupal, c’est lui qui a le premier insisté sur la
complexité des liens familiaux. A la même époque F. DOLTO, N.
ABRAHAM et leurs élèves se posent le problème complexe de la
transmission transgénérationnelle de conflits non résolus (haines,
vengeances, vendettas), de secrets, de « non dits », de morts
prématurées et du choix de la profession. En 1967 Murray Bowen parle de génogramme en thérapie familiale.
En 1978 Henri Collomb présente à Nice la technique du génosociogramme
qu’il a développé au Sénégal dans ses travaux sur la Psycho pathologie
Africaine. Le Dr Anne Ancelin Shutzenberger continue à enseigner
et développer le génosociogramme en particulier pour aider les
cancéreux à retrouver, à travers un travail sur leur arbre les racines
du cancer qui les frappent. « Si on guérit un individu sans toucher à
l’ensemble de la famille, si on n’a pas compris les répétitions
transgénérationnelles, on n’a pas fait grand chose en thérapie, cela
n’est souvent qu’un mieux provisoire.... Il y a un impact du regard de
la famille, de la société et de l’équilibre familial sur le
développement d’une personne, de sa santé, de sa maladie et de sa
rechute. »
Petite Bibliographie : « Aïe mes Aieux » Anne Ancelin Schützenberger. ED Desclée de Brouwer « J’ai mal à mes ancêtres » P.Van Eersel Catherine Maillard. ED Albin Michel « Pour en finir avec l’emprise du Stress » Bernadette Picazo. « A la découerte de la psychogénéalogie » Géraldine Adam. Ed du Dauphin. « La maladie une mémoire généalogique » E. Horowitz. « La psycho généalogie appliquée » Paola del castillo. Ed Quintessence. « Psychogénéalogie des lieux de vie. Ces lieux qui nous habitent » Christine Ulivucci. Ed Payot « Le syndrome du gisant » et « Le sens caché des désordres amoureux » Dr Salomon Sellam. Ed Bérangel.
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